Quelques types de roches sont particulièrement favorables à la formation ou à la concentration des gemmes.
Le garimpeiro exploite une petite parcelle de terrain, mais n'entreprend jamais de grands travaux ; tout au plus fore t'il quelques petits puits, quelques rares galéries pour atteindre les cristaux de béryl ou de tourmaline qui subsistent dans une pegmatite toujours altérée, ce qui facilité son travail et permet sa quête des gemmes. Son installation est toujours rudimentaire (parfois une tente ou une hutte de branchage), tantôt en des lieux retirés, tantôt à proximité d'agglomérations importantes ou de voies de communication ultramodernes.
Ces conditions très particulières de la recherche des pierres précieuses au Brésil illustrent le labeur acharné auquel consuit l'inébranlable espoir des hommes en quête de trésors.
De nos jours, l'exploitation artisanale des gemmes se poursuit sans évolution notable quant aux techniques utilisées. Tout en restant pittoresque, elle assure, depuis la conquête portugaise, la quasi-totalité de la production brésilienne de pierres précieuses.
Lors de la découverte des gisements de diamants du Brésil, les autorités portugaises tentèrent d'en empêcher l'exploitation individuelle hors concession. Pour échapper aux patrouilles de surveillance, les prospecteurs non autorisés se sauvaient en grimpant dans la montagne, d'où l'origine probable du nom de garimpeiros qui leur a été donné.
Aujourd'hui, le sous-sol et les gîtes minéraux appartiennent à l'Etat, et la loi brésilienne autorise n'importe quel garimpeiro à installer en dehors d'une concession minière un garimpo (lieu de fouille) favorable à ses recherches. Il lui suffit de payer au propriétaire du sol une commission (10 à 50% de la valeur des gemmes découvertes).
D'origine très modeste, les garimpeiros vivent isolés ou en petits groupes, accompagnés de leur famille. Mal équipés, sans aucune connaissance géologique, ils parcourent le pays à la recherche d'une trésor imaginaire. Parfois, de véritables migrations humaines se produisent, comme au temps des grandes ruées vers l'or ou le diamant du début du siècle. Cela fut le cas lors de la découverte de l'émeraude dans la Goias et de l'or de la serra Pelada.
Le trésor de la Banque nationale d'Iran, qui provient en grande partie du pillage de Delhi par Nader Chah en 1739 lors de sa conquête de l'Empire moghol, garantissait, sous le gouvernement impérial du chah, la circulation fiduciaire iranienne. Parmi ses pièces les plus importantes, se trouvent le trône de Nader Chah (l'un des sept trônes moghols), recouvert de grosses émeraudes (225, 170, 130, 125 carats) et de nombreuses plus petites, de spinelles, de rubis, de diamants, et un globe terrestre de 75 livres d'or, décoré de 52 000 pierres précieuses où les émeraudes figurent les océans, les spinelles, rubis et saphirs les continents, et les diamants l'Empire Perse ainsi que les méridiens et les parallèles.
D'innombrables quantités de perles et de pierres non montées, des armes décorées, diverses couronnes, de la vaisselle d'or incrustée de gemmes complètent en outre ce fabuleux trésor. Le Darya-e-Nur [mer de lumière], diamant rectangulaire de 175 à 195 carats provenant de Golconde (Inde), probablement celui que décrit J-B Tavernier sous le nom de Grande Table, et le Nur-el-Aïn [lumière des yeux] de 60 carats, les plus gros diamants roses connus, constituent l'élite de la collection. Le Kuh-i-Nur [montagne de lumière] de 106 carats, appartenant aujourd'hui à la Couronne britannique, et le Chah de 88,7 carats, qui se trouve dans le Trésor de l'ex-Union soviétique, faisaient autrefois partie de cet ensemble. Bien d'autres pierres moins célébres ont dû souffrir des drames historiques de la Perse depuis Nader Chah; que deviendront ces richesses?