Il est possible que les premiers diamants africains aient été trouvés sur les
bords de la rivière Vaal par des autochtones christianisés par des pasteurs berlinois. Le journal de leur établissement à Pniel signale l'achat d'un diamant de 5 carats découvert en 1859 près de
Platberg.
Toutefois, c'est seulement en 1866 que l'attention de Schalk Van Nierk, marchand et fermier, collectionneur de "pierres bizarres", fut attirée par un caillou avec lequel jouaient les enfants de
son locataire. Daniel Jacobs, alors âgé de 15 ans, avait été envoyé avec un berger hottentot, Klondie, tailler un arbre au bord de la rivière Orange pour en faire une canne. Klondie ayant
remarqué un caillou brillant le ramassa, le donna à Erasmus, qui l'offrit à sa plus jeune soeur.
Apercevant la pierre sur le bord d'une fenêtre, Van Nierk l'examina, et ses souvenirs livresques lui suggérèrent que c'était peut être un diamant. Il fit un test de rayure sur une vitre (exposée
maintenant au musée de Colesberg) et offrit à Mme Jacobs d'acheter ce caillou. Celle ci ne voulant pas faire payer un vulgaire caillou le lui donna pour compléter sa collection.
Deux marchands allemands, Gustave et Martin Lilien feld, et un jeune Anglais James Wykham, confirmèrent Van Niekerk dans son idée, aussi ce dernier demanda à un marchand d'Ivoire, de peaux et de
plumes d'autruche, John O' Reilly, de l'apporter au commissaire adjoint de Colesberg.
Celui ci, Lorenzo Boges, montra la pierre au pharmacien, T. B. Kisch qui la prit pour une topaze, mais l'envoya à un minéralogiste amateur fort compétent, le Dr Atherstone, de Grahamstown, qui
détermina la densité, fit un test de dureté en inscrivant ses initiales sur une vitre du presbytère catholique, la montra aux bijoutiers de la ville, qui l'éprouvèrent de leurs limes. Alors convaincu qu'il s'agissait d'un diamant de 21 1/4 carats, d'une valeur de 800 livres, il demanda
l'autorisation de l'envoyer au secrétaire colonial du Cap, Richard Southey.... (à suivre)
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