… La pierre fut encore montrée au consul français, Héritte, considéré comme un expert en diamants, puis un diamantaire hollandais, Louis Hond, avant d’être achetée 500 livres à John O’Reilly (Schalk Van Nierkerk en reçut 250 livres dont il donna une part aux Jacobs).
Nommé Euréka, le diamant fut exposé brut à l’Exposition de 1867 de Paris (Bijoux et pierres précieuses), où il ne sucita que suspicion quant à sa nature réelle ou quant à sa provenance. Il fut ultérieurement taillé en un ovale de 10,73 carats, actuellement propriété du Parlement sud africain, à qui la société De Beers, l’offrit en avril 1967. L’Euréka est exposé au musée de Kimberley depuis octobre 1983.
En décembre 1868, au retour d’une exploration mandatée par le diamantaire londonien Harry Emmanuel, un géologue anglais, James R. Gregory, écrivait dans le Geological Magazine : « J’ai examiné attentivement et longuement la région où des diamants auraient été trouvés, mais je n’ai observé aucun indice permettant de supposer la présence de diamants ou d’alluvions diamantifères en aucun endroit. Le caractère géologique de cette partie du pays rend impossible qu’il y ait eu réellement une découverte. La découverte de diamants en Afrique du Sud est une imposture ».
De fait, en dépit des assurances du Dr Atherstone (« Là où ce diamant a été trouvé, d’autres doivent aussi se trouver »), Lorenzo Boges et T.B. Kisch fouillèrent en vain le confleunt du Vaal et de l’Orange…
Mais, en mars 1869, un berger hottentot, Booi, qui cherchait du travail, ramassa un diamant brut de 83,5 carats sur la ferme Zandfontein et chercha veinement à l’échanger pour prix d’une nuitée. Il fut finalement envoyé chez Van Niekerk, qui reconnut immédiatement ce caillou comme un diamant et l’échangea contre un cheval, 10 boeufs et 500 moutons (soit environ 150 livres).
La suite au prochain billet…









lun, août 6, 2007
Diamant