Diamants d'Afrique (Art2)

lun, août 20, 2007

Diamant

Bague perle d'Australie, or blanc et diamantsPendant ce temps, le prix des diamants chutait des deux tiers, reprenant son ancien niveau du XVIIIe siècle, car, par suite de l’affrontement franco-allemand, le marché de Paris, s’était fermé.

En juillet 1870, un conducteur de chariots, Julius Bam, trouva un diamant sur la ferme de Koffiefontein. Les amis qu’il rassembla pour exploiter le site furent discrets, aussi travaillèrent-ils en paix. Il apparut bientôt que c’était la première cheminée (pipe) diamantifère, d’un diamètre de 350m environ. La profondeur de l’excavation était telle que en 1874, Julius Bam installa une exhaure mue par un cheval. Les droits furent vendus en 1891 à Alfred Mosely, qui forma une compagnie d’exploitation et trouva la même année un diamant et 136 carats.

En août 1870, De Kerk, contremaître à Jagersfontain, avait visité les prospecteurs du Vaal. Il était bien décidé à tenter sa chance dans le ruisseau à sec pendant l’été, celui qui traversait sa ferme. Il trouva un diamant de 50 carats. Peu de prospecteurs se joignirent à lui, car Miss Visser louait 2 livres par mois (somme assez élevée) les concessions (10×10m environ) qu’elle accordait.

Dès 1878, il apparut que Jagersfontein était aussi une cheminée volcanique de 250×350m. A cet endroit, le 30 juin 1893, peu avant minuit, un travailleur indigène apporta au directeur de la mine le diamant de 995,2 carats (199,04g; 6.5×5x2.5cm) qu’il avait trouvé dans la journée sur un tas de graviers qu’il chargeait dans un camion. De grande qualité, ce diamant, le plus gros extrait  jusqu’alors (actuellement le plus gros diamant jamais trouvé au monde), fut nommé Excelsior et valut à son inventeur 500 livres, un cheval et son équipement, et l’autorisation de résilier son contrat.

Ce diamant ne fut vendu, en lot avec le Reitz de 650,8 carats trouvé fin 1895 à Jagersfontein, que 25 000 livres en mai 1896, une excellente affaire pour l’acheteur, Herrman Hirsche. La taille de l’Excelsior en 1903 fut un véritable massacre. Il en résultat 21 pierres de 70 à 1 carats (dont une poire de 69,68 carats) donnant en tout 373,75 carats, soit un rendement en masse de 37%.

Le Reitz au contraire, fut taillé en 1896 en un coussin de 245,35 carats, le Jubilee, qui fut estimé 7 000 000 de francs lors de l’exposition universelle de Paris en 1900. Un puits de 310m fut foré en 1910 afin de poursuivre l’exploitation de cette cheminée par galeries souterraines ; Koffiefontein et Jagersfontein restèrent en dehors des territoires soumis à la loi de 1871 sur les concessions.

Prochain article : La naissance de Kimberley et la formation du groupe De Beers

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Cet article a été rédigé par :

Arnaud Pons, fondateur de la Maison Gemperles, bijouterie joaillerie de la perle en direct des fermes perlières. Diplômé Master de l'Ecole Supérieure de Commerce de Pau en France ainsi que du GIA (Gemological Institute of America) en Californie. Membre de cette association. Autre site du même auteur : Perles de culture.

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