En juillet 1871, Fleetwood Rawstone, qui travaillait sur le gîte de la ferme De Beers, perdit sa concession au jeu. Il campait alors à 1500m de là et se disputa avec son cuisinier pris de boisson. Menacé d’être renvoyé, celui ci fut envoyé jeter un coup d’oeil sur une zone abandonnée. Le samedi soir 15 juillet 1871, il revint avec trois diamants vers Fleetwood, qui jouait aux cartes avec des amis. L’effet fut immédiat, ils prirent possession du terrain et firent une déclaration officielle dès le dimanche matin.
Cétait déjà la ruée et l’officier gouvernemental distribuait les concessions dès le lundi matin. D’abord nommée New Rush, cette mine fut ensuite appelée Kimberley puis Big Hole (grand trou), l’exploitation désordonnée d’une cheminée de 200x300m par concessions de 10x10m ayant conduit après maints accidents et éboulements à la formation d’un trou de 400m de profondeur.
C’est à cette époque que des techniques invraisemblables furent mises au point pour accéder aux concessions. Des centaines de câbles actionnés par d’immenses roues de bois permettaient l’accès aux chantiers et la remontée du minerai. Malgré le creusement d’un puit latéral de près de 1100m, la mine fut abandonnée en 1914. Elle se révéla alors difficilement exploitable par suite des travaux antérieurs et de son appauvrissement. Sa teneur qui était de 1,15 carat/t en surface n’était que de 0,29 carat/t à 1000m de profondeur.
Ces quatres mines ainsi que leurs campements constituèrent administrativement le 5 juin 1873 la ville de Kimberley, dédié au comte de Kimberley, secrétaire britannique des colonies. Cette ville resta pendant de nombreuses années un immense bidonville où la vie était trois fois plus chère qu’ailleurs.









lun, sept 3, 2007
Diamant