De nos jours, l’exploitation artisanale des gemmes se poursuit sans évolution notable quant aux techniques utilisées. Tout en restant pittoresque, elle assure, depuis la conquête portugaise, la quasi-totalité de la production brésilienne de pierres précieuses.
Lors de la découverte des gisements de diamants du Brésil, les autorités portugaises tentèrent d’en empêcher l’exploitation individuelle hors concession. Pour échapper aux patrouilles de surveillance, les prospecteurs non autorisés se sauvaient en grimpant dans la montagne, d’où l’origine probable du nom de garimpeiros qui leur a été donné.
Aujourd’hui, le sous-sol et les gîtes minéraux appartiennent à l’Etat, et la loi brésilienne autorise n’importe quel garimpeiro à installer en dehors d’une concession minière un garimpo (lieu de fouille) favorable à ses recherches. Il lui suffit de payer au propriétaire du sol une commission (10 à 50% de la valeur des gemmes découvertes).
D’origine très modeste, les garimpeiros vivent isolés ou en petits groupes, accompagnés de leur famille. Mal équipés, sans aucune connaissance géologique, ils parcourent le pays à la recherche d’une trésor imaginaire. Parfois, de véritables migrations humaines se produisent, comme au temps des grandes ruées vers l’or ou le diamant du début du siècle. Cela fut le cas lors de la découverte de l’émeraude dans la Goias et de l’or de la serra Pelada.









jeu, nov 16, 2006
Itinéraires des gemmes