Résistance à l’abrasion:
Au contraire des évaluation statiques de dureté, les estimations dynamiques de dureté intéressent particulièrement le lapidaire, pour qui la résistance à l’abrasion de la meule est une donnée essentielle.
Quantitativement, la dureté d’une gemme sera donc d’autant plus grande qu’elle s’use moins vite. Il résulte des expériences ainsi faites selon la méthode du physicien Rosival que la succession des minéraux est sensiblement identique à celle obtenue par la méthode de Mohs. En prenant comme dureté de référence celle du corindon, notée 1000, la topaze devient alors 175 et le quartz 120, etc… ce qui revient à dire que la topaze est 5,7 fois moins dure que le corindon, et 1.5 fois plus dure que le quartz: quant au diamant, il est ainsi estimé entre 100 et 150 fois plus dur que le corindon.
Il suffit au lapidaire expérimenté de faire une simple touche sur sa meule, juste perceptible à la loupe, pour estimer la résistance à l’usure et la cohésion d’un minéral ou d’une roche (cette touche lui permet aussi de déterminer si l’échantillon testé graisse ou non la meule).



22 février 2007
Qualités des gemmes