A la fin du XVIIe siècle, les prétentions des princes indiens étaient telles que les Néerlandais et les Portugais renoncèrent à importer le diamant et laissèrent faire leurs concurrents anglais, ce qui permit le développement de la place de Londres.
Mais en 1725, Sebastiano Leme Do Prado identifia comme des diamants les jetons dont se servaient pour jouer aux cartes, des orpailleurs du rio do Marinho, dans l'actuel Etat de Minas gerais, au Brésil.
Déclarée propriété de la Couronne Portugaise, gardée militairement, la région où se contruisit la ville de Tujido, actuellement Diamantina, fut activement prospectée par maints aventuriers. D'autres gisements furent découverts plus tard dans le même Minas Gerais, dans l'etat de bahia et dans l'etat de Mato Grosso.
Les esclaves employés aux mines gagnaient leur liberté s'ils apportaient une pierre brute pesant plus de 17,5 carats anciens. C'est ainsi qu'en 1853, une esclave noire gagna sa liberté et une pension à vie en trouvant, dans un affluent du rio Paranaiba, le premier gros diamant du Brésil (l'etoile du Sud), de 254,5 carats anciens, blanc, très légèrement nuancé de rose. Le propriétaire de l'esclave en reçut 3000 livres d'un acheteur qui en obtint peu après 30 000. Le diamant fut taillé en trois mois à Amsterdam en un ovale (35*29*19mm) de 128,8 carats, puis présenté à l'exposition de 1862 à Londres et à celle de 1867 à Paris, où il fut évalué 3 250 800 francs. Mais le Gackwar de Baroda ne l'acheta alors que 2000000 francs.