Durant cette période un peu mouvementée, certains sont tentés de céder leur bijoux en or contre de l'argent liquide. Un conseil toutefois : Prenez le temps de
comparer
Bien rangé dans mon cartable, une pièce d'or, un collier ainsi qu'un bracelet. J'ai entendu des rumeurs affirmant que certaines entreprises sont prêtes à acquérir de
l'or contre paiement en argent liquide. Bijoutiers, joailliers, négociants... se sont manifestés comme tels. La curiosité est telle que j'ai décidé d'y voir plus clair.
Rendez vous est pris dans un hôtel du centre ville de Paris. Au salon près de l'accueil, je ne suis pas seul puisque d'autres personnes patientent également. Tous ont reçu le même rendez vous avec
une entreprise de retraitement des métaux précieux.
Je vois une jeune femme sortant et qui annonce : « On m'a payé 50 euros pour mon pendentif en or. Bon, cela aurait pu être pire »... dit elle, pas trop convaincue.
Mon tour à présent : Mais deux personnes disent être arrivées avant moi. Ah non, impossible ! Mais je m'incline toutefois lorsque la personne me montre ses papiers d'identité... un insigne de
police. L'affaire est donc légale car le couple de policier est venu contrôler la société acheteuse d'or. Le registre est parfaitement en règle... les rendez vous peuvent poursuivre.
Je passe enfin et tend mon précieux contenu. La personne les examine : « Je vous offre 270 euros pour les trois ». Moment d'hésitation... Le commercial de la société me dit en souriant :
« Si vous y êtes sentimentalement attaché, conservez les... le cas contraire, n'hésitez pas à les céder ». Ma décision est prise : Je les conserve car surtout, je veux comparer.
Fixation libre du prix
Seconde tentative à présent au sein d'un cabinet d'expertise de métaux précieux... On ne me communique pas un prix pour l'ensemble mais plutôt une estimation de chaque pièce : 150 euros pour ma
pièce d'or, 140 euros pour mon collier et 70 pour le bracelet. Soit 360 euros pour le tout. 90 euros de plus, cela fait une différence tout de même ! Au sein de cette activité, chaque individu est libre de fixer son propre prix, c'est pour cette raison qu'il faut prendre son temps et
comparer.
Les activités pratiquées par ces sociétés sont transparentes. Vous recevez une certaine somme par gramme d'or. Que remarquons nous suite à ce phénomène
?
On note que généralement, les personnes intéressées par ce type de transaction sont des commerçants, artisans, professions libérales, pas spécialement dans le besoin. Elles ont au contraire bien
réussi leur vie et souhaitent aider leurs enfants... elles cèdent alors des bijoux de famille, lingots d'or, etc...
Le phénomène a connu un boom lors de l'élévation du cours de l'or. Tout un chacun a pensé disposer d'un sérieux butin... les gens ont donc raclé leur fond de tiroir et proposé d'anciens bijoux, des
restes d'or, etc...
La fièvre de l'or est achevée, la crise non... comme l'atteste cet homme se séparant de la montre de son père pour 450 euros. « Je ne la cède pas par plaisir... mais j'ai besoin d'argent
».
« Tout ce qui brille n'est pas forcément de l'or et tout ce qui est or ne brille pas forcément non plus ».
L'or, métal constituant une valeur refuge par excellence, se valorise plus efficacement en bijouterie joaillerie que sous forme de titres (sicav) ou
lingots.
Plus de détails :
Depuis 4 ans, l'or a vu sa valeur doubler. Il devance les indices boursiers du CAC 40 mais en même temps, les fonds d'investissements de la branche « métaux précieux et or » affichent des
pertes à hauteur de 20%.
Comment expliquer ce paradoxe ?
En fait, les actions de sociétés minières dépendent d'une multitude de facteurs et pas uniquement du cours de l'or intrinsèque. Ainsi, le prix d'une action se calcule en fonction des critères
fiscaux, de la gestion et du mangement de l'entreprise, de la politique régionale et nationale, des coûts de recherche et de production et enfin des réserves de matières premières.
Vu ainsi, on n'a franchement pas envie d'investir dans l'or en titre. Alors pourquoi ne pas miser sur de l'or d'ornement... j'entends par là les bijoux (voir valeur des bijoux). Il faut savoir que le bijou se porte bien, il ne connaît pas la crise et constitue, par sa préciosité, un bien
durable. Il peut se transformer en liquidité si vous en avez besoin et constitue un bien de placement très apprécié. Il y a aussi l'aspect « plaisir » en prendre en considération.
Nos amis suisses et allemands ont suivi ce chemin et en un rien de temps (dernier trimestre 2008), leur demande d'or a gonflé de plus de 500%. Les français aussi car nous détenons, paraît il,
¼ de l'or privé dans le monde.
Un marchand de bijoux anciens témoignent : « La demande de bijoux de qualité est très forte, bien malheureusement, les bons vendeurs se font de plus en plus rare. »
L'offre variée que constitue l'or permet à tout un chacun de posséder un peu de ce métal précieux. Cependant, la plus value n'est pas à la hauteur des espérances sauf cas exceptionnel de bijoux
uniques ou pièces connues produites en quantités limités.
Dans tous les autres cas, la revente d'un bijou est généralement accompagnée d'une décote, juste parce qu'il n'est plus considéré comme neuf mais d'occasion. Les bijoux acquis dans des grandes
surfaces (rayons bijouterie) seront cédés « fondus » selon leur poids et subiront une perte de 20%. Pour être plus précis, le prix de l'or à la casse s'adjuge environ pour 15,50 euros le
gramme.
Précisément, le prix à la casse de l'or s'établit actuellement autour de 15,50 euros le gramme. " A ce prix, certains investisseurs n'hésitent pas à en acheter dans l'optique d'une spéculation
future, tant ils sont persuadés d'une logique haussière sur le long terme.
Pour les bijoux de grands créateurs, il faut redoubler de patience avant de les voir monter en valeur. Comptez au moins une diminution de 50% lors de leur revente à court ou moyen terme.
Miller, un joaillier proposant des modèles plutôt récents, cède une bague Cartier « Love » pour 590 euros... alors que celle ci coutera 980 euros un peu plus loin Place Vendôme.
Le conseil du jour : Si vous souhaitez opérer un placement, les acquisitions de bijoux sur la Place Vendôme sont à exclure.
Malgré tout, tous les professionnels de l'industrie joaillière admettent le potentiel d'un tel type de placement pour le long terme. Pour la seule année 2008, le Kg d'or se négociait environ 20
000 euros. Les prix chez les bijoutiers joailliers ont largement suivi ce niveau. Selon ce principe haussier, l'achat d'un bijou neuf reste une bonne affaire dans le temps.
Et pour ceux qui ne jurent que par l'ancien, il faudra avant tout privilégier le critère de la qualité. Le temps passant, telle ou telle pièce se raréfie et peut même devenir une pièce de
collection. La valeur des bagues « tanks » par exemple, conçues dans les années 40/50, n'a cessée d'augmenter depuis leur création.
Bon à savoir lors d'un achat de bijou ancien :
1. Préférez des bijoux anciens signés à ceux anonymes.
2. Choisissez des modèles ayant marqué une époque et fuyez les grandes séries.
3. Préférez des bijoux réalisés à la main.
4. Etudiez la difficulté et l'originalité du travail.
5. Demandez un certificat d'authenticité réalisé par un expert diplômé.
6. Choisissez avec soin et ne soyez pas pressé pour bien le revendre. La sélection du jour :Nos boucles d'oreilles de perles d'Australie. Elles se marient avec succès avec nos sélections de colliers de perles d'Australie. Des bijoux en perles d'exception à adopter tout en charme.
La marque Hermès, panthéon du luxe français, subit à
son tour le contre coup de la crise avec toutefois quelques nuances. Hermès International profite d'une croissance de 8.6% de son CA pour atteindre 1,76 milliards. Notons toutefois une baisse de
son activité pour la période du 4e trimestre (+1,7%).
Etant donné la situation actuelle, la marque, réputée pour ses biens de luxe (foulards en soie, articles en cuir, bijoux, accessoires, porcelaine...) prévoit
un CA (hors accident) à peu près équivalent à celui réalisé en 2008, ce qui, au niveau comptable, se traduit par une diminution de la rentabilité opérationnelle.
Dans un tel conteste, je dirai qu'il est toujours hasardeux de donner des prévisions pour toute une année ; Les vrais résultats seront donc connus au terme de l'année comptable. On les espère
positifs car cette marque phare a toujours su nous faire rêver.
Fortunoff, dont la
réputation de joaillier n'est plus à démontrer, dépose le bilan et recherche actuellement un repreneur. Cette nouvelle intervient tout juste à moins d'une année après son rachat par l'entreprise
NRDC, détentrice des célèbres magasins Lord et Taylor's.
Le marché de la décoration ainsi que celui de la bijouterie joaillerie, a beaucoup souffert de cette crise... a commenté son directeur général Charles
Chinni.
La Maison Fortunoff a été fondée en 1922. Son siège social ainsi que l'ensemble de ses boutiques se trouvent en banlieue de New York. Parmi ses activités, on notait celle de la joaillerie ainsi que
la fabrication d'ameublement. Sa boutique la plus célèbre, localisée au carrefour de la 5e avenue de New York, est déjà fermée.
NRDC avait fait son acquisition le 17 mars 2008, pour une somme avoisinant les 110 millions de dollars. Le nouveau propriétaire avait alors promis de multiplier le chiffre d'affaire (439 millions
d'USD) par 2 en une période de 5 ans.
Le 21, 22 et 23 novembre prochain, le Carroussel du Louvre
accueillera la 7e édition du salon KARA, manifestation importante de la bijouterie joaillerie en France. Ce salon,
ouvert aux professionnels ainsi qu'aux particuliers, rassemblera une bonne centaine de bijoutiers, joailliers et créateurs, en provenance du monde entier.
La marraine du salon est la créatrice Chantal Thomass. Elle a choisi de porter 3 bijoux issus des exposants. Pris en photos par le fameux studio Harcourt, ces pièces d'exception seront
présentées au grand public durant le salon.